Ma première Saintelyon 76 km

Avant de vous d’écrire ma course, je veux remercier Hervé qui m’a entrainé mentalement et physiquement.

Nous sommes le 30 novembre et nous sommes dans la hall des sports de ST Etienne ou nous nous posons afin de se reposer un petit moment. A 22h, nous nous dirigeons dans le SAS de départ car nous voulons partir dans les premiers. Enfin la libération !! À 23h45 nous franchissons le portique de départ tous ensemble, mais pas pour très longtemps car les allures sont variées. Nous avions décidé de partir à quatre, Hervé, Christine, Vero et moi. Nous partons sur un bon rythme et sans la pluie. Nous enchainons les premières cotes en marchant et en admirant le filet de frontale derrière nous. Au 14 ème kilomètres la pluie s’invite a la fête et elle n’est pas prête de nous quitter. Le terrain devient de plus en plus gras, glissant. J’ai le reflex d’enfiler mon poncho pour me couvrir de la pluie et de la fraicheur.

KM 18, ravito de ST Christo en Jarez, il y a tellement de monde que nous ne nous arrêtons pas, en plus il y a l’assistance pas très loin. Quand nous arrivons vers nos quatre anges gardiens au 22 ème km il y a de la bonne soupe afin de nous réchauffer. Qu’il est bon de voir Jacques, Jean Marc, Laurent et Patrice, une accolade, une bise et nous repartons.  Il pleut de plus en plus, les chemins se transforment en de grandes flaques de boue. Nous continuons mais pour moi le rythme de mes trois équipiers est légèrement trop élevé, alors je décide d’en parler à Hervé au prochain ravito ?

KM 31, ravito de STE Catherine, il n’est pas abrité et il pleut beaucoup, juste le temps de prendre un verre de coca et un morceau de pain d’épice et nous repartons aussi sec afin de ne pas se refroidir. Nous sommes largement en dessous de la barrière horaire. Au lieu-dit « les Buliere » les quartes anges sont là avec du thé et des mots de réconfort. Je dis à Hervé de partir avec les filles, de ne plus m’attendre et que j’ai les jambes et le mental pour finir, dans son son regard je sens de la déception mais il a confiance en moi. Je décide de me changer pour être au sec afin de repartir a l’aise. Un thé, une bise et je repars seul affronter l’enfer de la boue. Les kilomètres défilent lentement mais je vais super bien, je suis au sec sous mon poncho et je me dis que le terrain je le connais grâce a la reconnaissance que nous avions faite 3 semaines avant, alors pour occuper mon esprit, je repense a certains détails lors de la reco. J'ai du mal à trouver des appuis tellement il y a de l’eau et de la boue, le terrain est très glissant. Je passe le point d’eau de ST Genou en prenant soin de ré remplir mes gourdes et boire de coca. Ma course se passe bien, j’ai un bon rythme et pour occuper mon esprit, je me parle, je pense à tout et à rien mais surtout à mes enfants.

Le jour commence a se lever et par hasard je décide d'envoyer des messages vocaux en me disant, ils vont tous me trouver taré. Soucieu en Jarez, l’un des ravitos que j’attends le plus car la fatigue commence à se faire sentir et il est dans un gymnase (enfin à l’abri). En rentrant je vois les quartes anges et je croise le regard d’une personne que je crois connaitre et là je réagis que c’est Anne et ma Zette, autant vous dire que les larmes on fait une apparitions rapide, je les sers dans mes bras tellement je suis surpris et heureux, mais choqué de les voir ici. Je me rechange pour la dernière fois, j’avale un thé bien chaud, je refais le plein du sac en alimentation, une bise à tout le monde et je repars avec Hervé et les filles, le quatuor est reformé mais pas pour longtemps car 2 km après Soucieu mes coéquipiers s’échappent doucement mais je vais bien mentalement et physiquement, donc maintenant je me dirige lentement mais sûrement à Chaponost. La pluie s’arrête mais le terrain est très difficile et glissant, les montées et les descentes ressemblent plus à des torrents de boue qui s’abattent sur toi. Qu’ils sont durs ses dernières kilomètres !!

KM 65, ravito de Chaponost mes parents sont là, ainsi que ma sœur, ma filleule et ma nièce, les larmes coulent encore une fois, des larmes de joie et de fatigue. Je prends un moment pour parler avec eux et surprise Zette et Anne sont encore là. Je suis prêt à repartir quand j’apprends que ma Zette va faire les 11 derniers kilomètres avec moi, je suis au top mentalement mais de moins en moins physiquement, car j’avais trop serré mes chaussures pour éviter de les perdre dans les mares de boue, et j’ai super mal sur le dessus des pieds. J’essaye de courir dans les descentes et sur le plat car je ne veux rien me reprocher. Ma Zette me parle pour m’occuper l’esprit et doucement nous arrivons au musée de confluence où cette fois il y a mes enfants, alors devinez quoi ??? oui je pleure encore, je les serre dans mes bras, je suis tellement fier d’eux et je sais qu’ils sont fiers de leur père. Il me reste quelques larmes à verser sur l’épaule d’Hervé qui m’attends pour franchir l’arche d’arrivée avec bien sûr Christine et Véro.

Me voilà finisher de la mythique Saintelyon dans une joie immense mais cachée par la fatigue.

Un grand merci à toi Hervé pour cette prépa, ton soutien, ton amitié. Merci à mes enfants que j’ai saoulé durant de nombreux jours avec cette course. Merci mes quatre anges gardiens pour votre réconfort. Merci à ma famille et merci aux tortues.

L’année prochaine, je resigne pour 76 kilomètres de bonheur et de joie dans la douleur. 

                                                                              GREG

Photos associées : Saintelyon 2019


Commentaires

Nathalie Gonzalez le jeudi 02 janvier à 13:26

Bravo pour cette course mythique 👏👏👏

Annick BINCAZ le lundi 30 décembre à 21:00

Oui bravo !

CHRISTOPHE CHEVIEUX le lundi 09 décembre à 09:40

BRAVO !!! :)

 

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